Comment la presse papier s’est transformée sous l’influence d’internet

Posté le 16 janvier 2015 par consequencespresseenligne dans Non classé

> La fin de la « course à l’info »

L’influence d’Internet sur le papier peut aussi se ressentir quand ce support est obligé de jouer à contretemps : impossible pour les quotidiens de rivaliser avec la « fraîcheur » de l’information sortie en ligne, a fortiori pour les hebdomadaires. Il s’agit donc pour eux d’offrir un deuxième niveau de lecture. Aller vers davantage de « décryptages », « d’analyses ». Bref, de se greffer sur un agenda qui, de toute façon, est désormais dicté sur les réseaux.

Un exemple récent ? Quand Le Monde daté du mardi 10 juillet parle pour la première fois de la panne historique qu’a subi Orange dans la soirée de vendredi 6 juillet, il ne titre pas « L’opérateur historique a subi une panne majeure » mais bien « Après la panne d’Orange, l’Etat veut un vaste audit des réseaux ».

Les rédacteurs du quotidien du soir présument donc que les circonstances de l’événement sont connues de tous – même si il y a un bref rappel des événements, et que la véritable nouvelle est moins la panne que les décisions qu’elle a déjà engendrées entre deux éditions.

> Une info « moins riche et moins fiable » ?

Les panneaux de l’exposition donnaient aussi à voir des unes de magazines qui seraient le symptôme d’une presse qui produit une info à la fois « moins riche » et « moins fiable ».

Moins riche, ce serait l’exemple de la couverture des événements mondiaux. La dernière pièce de l’expo met ainsi en avant l’uniformisation de la couverture photographique des grands événements. Ainsi Paris Match, Le Point et Le NouvelObs avaient tous les trois fait leur une sur Fukushima, en mars 2011, avec cette même photo. Ou, dans le cas de la guerre en Libye, d’autres titres ont beaucoup usé de cette image d’explosions.

Un paradoxe, quand on sait qu’il n’y a jamais eu autant de photos prises et diffusées qu’aujourd’hui à travers les réseaux sociaux. Et qui pose, selon le photoreporter Patrick Bard, un vrai problème :

« S’en remettre aux banques d’images pour la diffusion de ces archives, c’est oublier que la photographie n’est pas une marchandise comme les autres. C’est un contenu intellectuel et qui dit contenu dit responsabilité. »

Enfin, grâce à Internet, l’information circule plus vite que jamais. Or, malgré le développement du « temps réel » – direct, live-tweet, etc. -, il faudrait toujours prendre le temps de vérifier la fiabilité de certains faits. Mais quand la presse papier tente elle aussi de s’adapter à cette vitesse, elle n’a pas le droit à l’erreur : ce qui est imprimé le reste, contrairement à une page web qui peut être corrigée.

Ce qui n’est pas sans causer quelques couacs, comme cet exemple qui fait figure de jurisprudence : la Une de Libération lors du tremblement de terre à Haïti, en 2010, tirée en fait d’une autre catastrophe qui s’est déroulée en 2008, en Chine.

source:Jason Wiels

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